Irlande

L’Irlande (Éire en irlandais, Ireland en anglais), est la deuxième plus grande île des îles britanniques et la troisième plus grande île d’Europe. Elle est située à l’ouest de la Grande-Bretagne, entre l’océan Atlantique et la mer d’Irlande.

Plusieurs versions s’opposent quant à l’origine de son nom :pour certains, son nom vient de la déesse Ériu (Éire en irlandais) et du mot germanique land (« terre »). Erin est l’un des noms poétiques de l’Irlande. Pour d’autres, son nom vient du mot grec ancien ” ιρις” (en français «iris»).

Les premières populations ont dû arriver en Irlande au VIIIe millénaire av. J.-C.quand le climat est devenu plus hospitalier suivant la retraite des calottes de glace polaires de la dernière période glaciaire.
La préhistoire est assez mal connue, nos connaissances se précisent avec l’installation des Celtes au sixième siècle avant J.-C. Après les Celtes, les Vikings ont attaqué et colonisé cette terre au huitième siècle après J.-C.
Après cela, les Anglo-Normands colonisèrent l’île avec beaucoup de succès dans sa moitié Est, mais finirent par devenir plus irlandais que les Irlandais eux-mêmes.
L’expansion de l’Empire romain, tant en Gaule que dans l’île de Bretagne, a provoqué l’acculturation des sociétés celtiques, à partir du Ier siècle av. J.-C., qui ont progressivement adopté la romanisation. L’Irlande n’a pas été envahie par les Romains et son insularité a préservé sa spécificité.

Aujourd’hui l’Irlande, compte 5,8 millions d’habitants, dont trois quarts dans le sud, en République indépendante (capitale Dublin), alors que dans le nord, l’Ulster (capitale Belfast) fait partie du Royaume-Uni.
 Les armes se sont tues dans le nord, laissant entrevoir une solution au long conflit qui oppose les communautés catholiques, minoritaires, et protestantes à propos de la présence britannique sur cette terre d’Irlande.
Désormais bien connue pour l’originalité de ses paysages d’un vert typiquement… irlandais et un style de vie préservé par l’insularité, l’Irlande tient une place à part dans le cour des Celtes, qui fêtent la Saint Patrick comme leur patron symbolique, le Festival de Lorient allant jusqu’à orchestrer les festivités du 17 mars à Paris. Les langues celtiques de Grande-Bretagne et d’Irlande peuvent être divisées en deux groupes : le groupe gaélique ou goïdélique et le groupe brittonique., 200 000 Irlandais parlent naturellement le gaélique, qu’apprennent 1 million de jeunes.

L’Irlande s’est détachée du continent à la période glacière. On y remarque ainsi une variété de faune et de flore plus limitée que dans d’autres pays du continent.

Le mésolithique représente en Irlande la plus ancienne période de peuplement humain.

La plus ancienne preuve d’occupation humaine après le retrait de la glace a été datée entre 8000 et 7000 ans avant JC. Des établissements de chasseurs-cueilleurs ont été retrouvés dans une demi-douzaine de sites sur toute l’île d’Irlande. Manifestement, ces premiers habitants étaient des marins, qui dépendaient largement de la mer pour leur subsistance.

La période de transition entre le mésolithique et le néolithique en Irlande est marquée par les premières traces d’élevage. Elles ont été retrouvées sur le site archéologique de Ferriter’s Cove dans la péninsule de Dingle.

Le néolithique a vu l’introduction de l’agriculture et de la poterie en Irlande, ainsi que l’utilisation d’outils en pierre plus élaborés. Mais la caractéristique la plus marquante du néolithique en Irlande est la soudaine apparition de monuments mégalithiques et leur spectaculaire prolifération. Les plus importantes de ces tombes sont clairement des lieux religieux et cérémoniels importants pour la population néolithique. Dans la plupart des tombes qui ont été fouillées, ont été retrouvés des restes humains, généralement incinérés, mais pas systématiquement. Des offrandes funéraires, poterie, pointes de flèches, perles, pendentifs, haches, etc, ont aussi été exhumées.

Ces tombes mégalithiques, plus de 1200 sont maintenant recensées, se répartissent en quatre groupes distincts : les Cairn, les Tumulus, les Dolmens et les Dolmens en coin.

Les Cairns sont caractérisés par la présence d’une courte allée couverte. On les trouve presque exclusivement dans le nord de l’île et font partie des plus anciens monuments.

Newgrange est l’un des plus célèbre sites archéologiques d’Irlande, situé dans le Comté de Meath, au nord de Dublin. C’est un tumulus de 85 mètres de diamètre à l’intérieur duquel on atteint la chambre funéraire par un long passage couvert. Il fait partie de tout un ensemble de sites préhistoriques appelé Brú na Bóinne.

Il a été construit autour de 3200 avant JC, soit près de 600 ans avant la grande pyramide de Gizeh en Égypte et près de 1000 ans avant Stonehenge en Angleterre. Le site consiste en un gros tumulus circulaire au centre duquel se trouve une chambre mortuaire à laquelle on accède par un très long couloir couvert. Le mur extérieur du tumulus est flanqué de pierres monumentales sur lesquelles il est possible d’observer des dessins en spirale et quelques triskell.

Chaque année, le jour du solstice d’hiver (le 21 décembre), à 9 h 17 du matin le soleil pénètre directement dans la chambre centrale pendant à peu près 15 minutes. La précision dans l’orientation de l’édifice est donc spectaculaire. L’objectif de la construction semble avoir été de «réveiller» les ancêtres, les personnages importants dont les corps étaient déposés dans la chambre funéraire centrale, pour qu’ils interviennent et que les jours recommencent à croître (la peur était que la durée du jour ne cesse de diminuer jusqu’à l’obscurité permanente).

Newgrange, patrimoine de l’humanité (Tumulus)

Les dolmens se présentent souvent sous l’apparence de simples tables, qui a pu longtemps faire penser à des autels païens, mais il s’agit bien de chambres sépulcrales et de galeries de tumulus (buttes artificielles), dont la partie meuble (remblai) a été érodée au cours des siècles.

Dolmen, Irlande

Le Comté de Clare est une circonscription administrative de la République d’Irlande située dans la province du Munster.

Les premières traces d’habitations humaines dans le comté de Clare datent de l’âge de pierre. De nombreux vestiges de cette époque sont d’ailleurs encore présents dans le comté (nombreux dolmens, anciennes tombes, etc.).

Le dolmen en coin est une forme irlandaise de dolmens, nommée en référence à la forme de la chambre mortuaire qui se termine en coin.

Dolmen en coin de Poulnabrone, dans le Burren

L’Âge du bronze commence véritablement lorsque du cuivre est allié avec de l’étain pour produire des objets en bronze. En Irlande, cela se passa vers 2000 av. J.-C. lorsque quelques haches plates et des objets semblables furent fabriqués à Ballybeg.

La période précédente s’appelle le Chalcolithique ou l’Âge du cuivre, pendant laquelle la plupart des haches de Ballybeg et de Lough Ravel furent produites.

L’Âge du fer en Irlande correspond à la présence d’une population nommée les Celtes. Selon T.F. O’Rahilly, cette population se distinguait de ses prédécesseurs par l’usage du fer, et partageait un certain nombre de traits culturels communs avec les autres peuples celtes du centre et de l’ouest de l’Europe.

Saint Patrick (385-461) est un saint catholique fêté le 17 mars. Il est considéré comme l’évangélisateur de l’Irlande et le fondateur du christianisme irlandais.

Au Rock de Cashel, , il montra une feuille de trèfle : “Voilà la figure de la Trinité sainte”. Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : Le trèfle deviendra ainsi le symbole de l’Irlande, grâce à Maewyn Succat, dit saint Patrick.

La légende raconte que c’est à ce moment-là qu’il chasse tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais : les serpents représentent
l’antique ennemi, c’est-à-dire Satan, rendu responsable de l’ignorance du Dieu véritable. Encore selon la tradition, Saint Patrick introduit également le concept de Trinité dans le pays en se servant du trèfle pour l’expliquer. Il est ordonné évêque et prend le nom de Patricius (Patrice ou Patrick en latin).

Statue de Saint Patrick sur la colline de Tara dans le comté de Meath

La Banshee est un être légendaire, issu du folklore irlandais et écossais, et que l’on retrouve dans le folklore breton, voire celui du Pays de Galles. Ses hurlements (appelés keening) annonceraient une mort prochaine.

La Banshee peut revêtir plusieurs apparences. On la rencontre sous la forme d’une belle jeune fille au visage dévoré par les pleurs ou au contraire d’une vieille femme hideuse aux longs et maigres cheveux, vêtue d’une robe verte et d’un manteau gris. Le cri de la Banshee est le plus horrible qui puisse s’imaginer. Il tient à la fois du hurlement du loup, des appels de l’enfant abandonné, des plaintes de la femme qui accouche, et des cris de l’oie sauvage. Ceux qui l’ont entendu affirment que ce cri réveillerait n’importe qui dormant d’un sommeil profond, et qu’il resterait audible au milieu d’une violente tempête. Lorsqu’une Banshee émet ce cri, celui qui l’entend sait qu’un membre de sa famille est mort, ou s’apprête à mourir. Il arrive parfois que des Banshees se réunissent pour hurler à l’unisson, annoncant l’arrivée d’une grande catastrophe ou le décès d’une personne importante. Parfois, la Banshee se tient près d’un cours d’eau, où elle se lamente en lavant le linceul du futur décédé. C’est notamment le cas des lavandières de nuit bretonnes.

Chaque grande famille irlandaise avait sa propre banshee. Celle-ci suivait la famille si elle déménageait dans un autre pays.

Dans le folklore européen, un changelin ou changeon (en anglais changeling) est un leurre laissé par les fées à la place d’un nouveau-né humain qu’elles enlèvent. On trouve l’évocation des changeling essentiellement dans le folklore irlandais, écossais et scandinave.

Les motivations présidant à l’enlèvement des enfants humains sont variables, selon les sources. Il peut s’agir : de la fascination des fées pour les bébés humains (dans le cas où les fées ne peuvent se reproduire entre elles), du paiement d’une dette contractée par les parents, de simple malice de la part des fées.

Le changeling en lui-même peut être de différentes natures, qui varient au fil des contes. Il peut s’agir : d’un enfant fée (dans le cas où le folklore admet la reproduction des fées), d’une fée « âgée », d’un simple bout de bois dont on a dissimulé la nature par le biais de magie féerique. Les parents dont l’enfant était ainsi victime de substitution pouvaient reconnaître le changeling suivant différentes méthodes. Une coutume irlandaise veut par exemple qu’on puisse pousser un changeling à se dévoiler en piquant sa curiosité (par exemple, en faisant bouillir des coquilles d’œufs et ce dernier tout étonné écriera son âge et son origine). Dans certaines partie d’Irlande, les gens gauchers étaient parfois désignés comme des fées changeling.

Le leprechaun (appellé farfadet au Canada) est une petite créature féerique mâle du folklore irlandais, qui peut être comparé au lutin du folklore français. Il est devenu plus tard un personnage de fiction. Les Leprechauns sont le plus souvent représentés fabriquant et astiquant une chaussure. La légende dit qu’ils cacheraient des chaudrons d’or. Avant le XXe siècle et la récupération des mythes à des fins commerciales, les Leprechauns étaient représentés vêtus de rouge au lieu du costume vert dont ils ont été attifés, surtout aux USA.

L’archétype moderne du leprechaun est un vieillard barbu roux, qui habite au pied d’un arc-en-ciel, où il cache un pot ou un chaudron rempli d’or. Il est généralement habillé de vert et porterait un trèfle à quatre feuilles. On dit aussi qu’il est très sarcastique, sournois et qu’il n’aime pas que les étrangers viennent le déranger. Il aurait d’ailleurs créé l’arc-en-ciel pour que personne ne puisse le voir. Son activité principale est de fabriquer et astiquer de minuscules souliers à sa pointure, ornés d’une boucle d’or.

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