Galice

La Galice est une communauté autonome avec un statut de communauté historique, située à l’extrémité nord-ouest de l’Espagne. Elle est entourée par les Asturies, Castille-et-León, le Portugal, l’océan Atlantique et la mer Cantabrique. Elle recouvre une superficie de 29 574 km².

La Galice doit son nom aux anciens Gallaeci, un peuple celtibère (langue celtique morte, parlée par les Celtibères dans le centre de l’Espagne avant et durant l’Empire romain) implanté dans cette région (jusqu’au fleuve Douro) vers le VIe siècle av. J.-C. ou le Ve siècle av. J-C.

Soumise par les rois des Asturies au VIIIe siècle, la Galice fut réunie au royaume de León et de Castille en 1071.

En 1230, sous le règne de Ferdinand III de Castille, le royaume de Galice s’intégra définitivement à la monarchie castillane de Léon et de Castille. Auparavant, une partie de la Galice du Sud (le nord du Portugal actuel) était devenue indépendante, puis le royaume du Portugal se constitua définitivement en 1139 avec les frontières actuelles.

La Galice couvre une superficie de 29 574 km² et possède 1 300 km de côtes. À l’époque romaine la Galice disposait d’importantes ressources d’or, d’argent et d’étain.
La Galice se caractérise, à la différence d’autres régions espagnoles, par l’absence d’une métropole dominant le territoire. En effet, l’armature urbaine est constituée de plusieurs villes moyennes qui maillent la région.

Aujourd’hui l a Galice est connue pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On assiste aussi depuis quelques années à un retour de la musique traditionnelle galicienne, et notamment la gaïta galega (cornemuse galicienne).

Les premières traces d’occupation humaine de la péninsule ibérique remontent à plus de 800 000 ans (gisements paléolithiques d’Atapuerca).

Depuis le Néolithique et le Chalcolithique, vers 4500 à 1500 av. J.-C., la Galice, le nord du Portugal, les Asturies, l’ouest du León, et Zamora constituent une unique région mégalithique.

La culture mégalithique, première grande culture à apparaître en Galice, se caractérise par son étonnante aptitude pour la construction et l’architecture. Elle s’associe à un profond sentiment religieux, basé sur le culte des morts, considérés comme les intermédiaires entre les hommes et les dieux. De cette époque, subsistent des milliers de dolmens répartis dans toute la région. Ceux-ci témoignent d’une organisation sociale, et il a été confirmé que celle-ci était structurée en clans.

 l’âge du bronze, l ’introduction des techniques de travail du bronze initia une nouvelle ère culturelle, quand la nouvelle importance des métaux s’accompagna de l’intensification des activités minières.

Des éléments archéologiques nous indiquent que vers la période du VIIe au Ve siècle, l’influence de la culture celte de Hallstatt (ou premier âge de fer) commence à se manifester en Galice et au nord du Portugal. Ils aboutirent à la formation d’une nouvelle culture fusionnant ces éléments, qui est connue comme la Culture Castrexa, nom qui évoque le principal type de village qu’ils construisaient, appelé castro.

Notre connaissance de cette société de castros est très limitée ; si nous nous fions à ce que les historiens romains ont rapporté, les Galiciens étaient un assemblage de barbares qui passaient la journée à combattre et la nuit à manger, à boire et à danser à la lune. Mais aujourd’hui, il apparaît de façon limpide, qu’au cours des cinq derniers siècles av. J.-C., ils développèrent un modèle social aristocratique et peut-être même féodal. La division de la région en concelhos, concept semblable à celui des comtés des îles ou de Roumanie, semble avoir été basée sur ce même type d’organisation sociale.

Breogán serait un mythique roi celte de Galice. Il existe plusieurs versions sur ce personnage, considéré comme le père mythologique de la nation galicienne, l’hymne de Galice décrit la Galice comme étant la nation de Breogán.

La légende raconte que les ascendants de Breogán sont arrivés en Galice, venant d’Egypte pour fuir les plaies de l’époque de Moïse. Il y édifia la Tour d’Hercule (Torre de Hércules) à la Corogne. Depuis laquelle, toujours selon la légende, son fils Ith vit l’Irlande et partit à sa conquête. Malheureusement, Ith sera assassiné. Par vengeance, les fils de Mile, petits fils de Breogán et neveux de Ith, naviguèrent depuis la Galice jusqu’en Irlande pour la conquérir.

Parmis les croyances liées à la mythologie, beaucoup sont liées à la nature. Les lézards, qui vivent en abondans les campagnes sont à l’origine de nombreuses légendes. L’eau, qui est considérée comme le “sang de la terre”, occupe un place impportante dans les croyances galiciennes qui ont formé l’inconsience collectif. Les fleuves seraient habité par d’être mirifiques, de génies aquatiques. Les galiciens croient également à l’esprit de la Terre qui vivifie la végétation et rend les récoltent abondantes.

La frontière entre vivants et morts est très mince dans la tradition galicienne. L’un des meilleurs exemples est celui connu sous le nom de “Santa Compaña”. Il s’agit d’une procession d’âmes en peine qui parcourt les chemins boisés de la Galice. À sa tête chemine un vivant. Chaque nuit il doit porter dans une main une croix et dans l’autre un seau d’eau bénite. S’il veut se débarrasser de cette sinistre compagnie, il doit passer ces objets à un autre mortel ou bien même accrocher le seau au cou d’un chien. Parfois ils s’approchent de la maison de quelqu’un qui mourra bientôt.

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