Écosse

L’Écosse (en anglais et scots Scotland, en gaélique écossais Alba) est l’un des trois pays qui forment la Grande-Bretagne.

L’archéologie et la géologie continuent de révéler les secrets de l’Écosse préhistorique, dévoilant un passé complexe et important, bien avant que les Romains ne fassent entrer l’Écosse dans l’histoire écrite.

Des sites néandertaliens ont été trouvés dans le sud de l’Angleterre et il n’est pas à exclure que les premiers hommes soient allés jusqu’en Écosse, bien qu’aucune trace n’ait encore été trouvée. Les glaciers ont ensuite recouvert la majeure partie de la Grande Bretagne, et ce n’est qu’une fois que la glace s’est retirée que l’Écosse est devenue habitable, vers 9600 av. J.-C.

En raison de sa position géographique excentrée, l’Écosse a été moins touchée par les invasions que l’Angleterre et a fortiori que les régions continentales. Après la conquête de l’Angleterre (env. 45 apr. J.-C.) par Claude, les Romains n’ont pas réussi ou pas souhaité pacifier l’Écosse.

Aujourd’hui l ’Écosse compte cinq millions d’habitants. L’élégante Édimbourg médiévale en est la capitale, mais la victorienne Glasgow en est la plus grande cité, son agglomération, très industrialisée, regroupant à elle seule la moitié de la population du pays.

A la suite du référendum sur l’autonomie, l’Écosse vient de réouvrir son parlement qui avait été fermé en 1707. 

La langue écossaise, qui était essentiellement parlée dans les Lowlands, a quasiment disparu, seules quelques expressions survivent dans l’anglais local.

Lorsque le climat s’est amélioré, les chasseurs-cueilleurs du mésolithique ont étenduent leur zone d’habitat jusqu’en Écosse. Un foyer d’habitation daté de 8500 av. J.-C. environ, a été trouvé à Cramond, près d’Édimbourg. Des fosses et des traces de trous faits par des pieux laissent suggérer l’existence de campements appartenant à ces chasseurs-cueilleurs, et des outils de pierre trouvés sur le site sont antérieurs à ceux du même style trouvés en Angleterre. 

L’arrivée de l’agriculture au néolithique a contribué à l’extension d’habitations permanentes. À Balbrindie, dans la région d’Aberdeen, les fosses et trous dans le sol retrouvés révèlent la présence d’un grand bâtiment fait à partir de troncs d’arbres datant de 3600 av. J.-C.

Les cairns et les monuments mégalithiques continuent à être construits à travers l’âge du bronze, qui a vu arriver les métaux comme matériau. 

Les cairns de Clava et les pierres dressées d’Inverness montrent des géométries complexes et dans des alignements à buts astronomiques, avec des chambres mortuaires plus petites et peut-être individuelles, plutôt que des tombes communes comme au néolithique.

Un cairn est un amas artificiel de pierres. On les trouve la plupart du temps sur les reliefs, les tourbières ou au sommet des montagnes. Ce terme est souvent utilisé en référence à l’Écosse, mais peut aussi être utilisé dans d’autres lieux.

Ils remplissent plusieurs fonctions : baliser un sentier traversant un sol rocailleux ou aride, ou traversant un glacier, repérer le sommet d’une montagne, marquer un site funéraire ou célébrer les morts. Ils peuvent varier de simples amas branlants à de savantes prouesses de construction. 

En certains lieux, des jeux sont régulièrement organisés pour déterminer celui qui construira le plus beau cairn. En Écosse, il est de coutume de transporter une pierre jusqu’en haut de la colline pour la déposer sur un cairn. Ainsi, les cairns deviendraient de plus en plus grands.
Un ancien dicton écossais dit « Cuiridh mi clach air do chàrn », c’est-à-dire « Je déposerai une pierre sur ton cairn ».

À partir de 700 av. J.-C., jusqu’aux Romains, l’âge du Fer a été une période de construction de fortifications et de fermes fortifiées, ce qui confirme l’image rapportée par les Romains de tribus querelleuses et de royaumes sans importances.

L’ensemble des menhirs de Calanais (Callanish en anglais) datent de 3500 av. J.-C. La forme générale du monument peut s’assimiler à une croix celtique.

Menhirs de Calanais 

Les silhouettes de 27 mégalithes se détachent sur un paysage de lande, sur une bande de terre étroite entre les deux lochs.

Cet anneau de 103 mètres de diamètre comportait 60 pierres à l’origine. Ceinturé d’un profond fossé creusé dans le rocher et d’un talus aujourd’hui disparu, il comporte deux entrées, l’une au nord-ouest et l’autre au sud-est face à Stenness. Il fut conçu par les hommes de l’âge du bronze (2700-2500 av. J.-C.). 

Suite à ses relevés A. Thom a pu établir que l’anneau constitué par ces pierres est quasiment parfait.

Selon la légende rapportée par Geoffroy de Monmouth dans son Historia regum Britanniae, les Cornouailles tireraient leur nom de Corineus, un guerrier troien de l’armée de Brutus de Bretagne.

Le roi Marc’h est à la fois un personnage de la mythologie celtique et de la légende arthurienne. Il est présent dans les traditions, bretonne et cornique. La légende des Cornouailles est en tous points similaires à la légende armoricaine. Marc’h est oncle de Tristan et le mari de Iseult, Mark envoie Tristan comme ambassadeur chercher sa promise, la princesse Iseult en Irlande. Tristan et Iseult tombent amoureux et grâce à un philtre magique, entament une relation charnelle passionnée qui n’a pas sa pareille dans la littérature médiévale.

Le Loch Ness est un lac d’Écosse situé dans les Highlands, au sud-ouest de la ville d’Inverness et au nord-est de Fort Augustus. Le Loch Ness est devenu célèbre suite à de prétendues apparitions d’un monstre marin dans ses eaux noires et froides, monstre qui a été surnommé Nessie (ou parfois Nessy). La légende, raconte qu’il s’agirait soit d’un plésiosaure (grand reptile aquatique du Mésozoïque), soit d’un silure géant, ou même d’un serpent de mer. La légende de Nessie est particulièrement ancienne, puisqu’on en retrouve les premières traces en 565 dans les chroniques du moine irlandais Saint Colomban : il déclara avoir enterré un homme mordu mortellement par le « Niseag » (nom celte de Nessie).

Le Nuckelavee est le plus horrible des « elfes » écossais. Il vit principalement dans la mer, mais est aussi tenu responsable des mauvaises récoltes, des épidémies et des sécheresses. Son souffle peut faire se faner les récoltes et rendre malade le bétail.
Il ressemble à un centaure dont les jambes sont pour partie des nageoires, il a une énorme bouche en forme de museau et un œil unique et ardent, qui brûle avec une flamme rouge. Le plus horrible au sujet de son aspect est le fait qu’il n’a pas de peau. Son sang noir parcourt ses veines jaunes et ses pâles tendons et ses puissants muscles forment une masse pulsante directement visible. Il a une aversion de l’eau courante et ceux qu’il pourchasse n’ont qu’à croiser un simple ruisseau pour se débarrasser de lui. Une autre phobie du Nuckelavee est le fait de brûler des algues pour créer du varech. Celà l’enrage et il se met alors à causer des massacres. Dans ce cas, la seule personne capable de l’arrêter est le Mither O’ The Sea, un autre être divin de la mythologie celtique et des Orcades.

Un Bonnet-Rouge est une créature légendaire, un type de lutin malveillant et meurtrier issu du folklore britannique, plus particulièrement, il fait partie de la famille des Gobelins.
Ils habitent les ruines de châteaux situés le long de la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse. On dit qu’ils assassinent les voyageurs qui s’égarent dans leur demeure, parfois en poussant des rochers du haut des falaises. Leur surnom provient de la teinte de leur chapeau, qu’ils ont l’habitude de tremper dans le sang de leurs victimes. 

D’aspect physique, les Redcap ressemblent à des vieillards aux cheveux longs avec des yeux rouges étincellants et des dents saillantes. Ils portent une canne ou un batôn munie d’un embout métallique avec lequel ils tuent les voyageurs abandonnés ou les visiteurs solitaires des ruines qu’ils hantent. Les Bonnet-Rouges doivent tuer régulièrement, car si le sang souillant leur chapeau se dessèche, ils meurent. L’autre méthode pour les anéantir est de leur lire à voix haute un passage de la Bible, en l’entendant, ils s’enfuient dans un cri perçant et laisse une de leur dent au sol! Lorsqu’ils ont perdu toutes leurs dents, ils meurent.

Le monstre de Glamis, la légende la plus connue est celle du Monstre de Glamis, un enfant affreusement difforme des comtes de strathmore et kinghorne. Selon l’histoire, il aurait été gardé reclus dans le château toute sa vie, et ses chambres murées après sa mort. Une version alternative de la légende serait qu’un vampire né à chaque génération de la famille est gardé à l’intérieur des murs de ces chambres. Une vieille histoire raconte que des invités auraient accrochés des serviettes aux fenêtres de chaque pièce pour tenter de trouver les chambres murées du monstre. Lorsqu’ils regardèrent le château de l’extérieur, de nombreuses fenêtres n’auraient pas montré les serviettes. 
Cette légende peut être inspirée par l’histoire réelle des Ogilvie. Quelque part dans les murs épais de presque cinq mètres se trouve une chambre remplie de crânes, où la famille Ogilvie cherchant protection contre le Clan Lindsay serait morte de faim emmurée.

Comments are closed.