Le mot Armorique est le nom donné dans l’Antiquité à une large région côtière située aujourd’hui en France métropolitaine et s’étendant de Pornic près de Nantes à Dieppe au nord du pays de Caux. Elle recouvre donc l’actuelle région Bretagne, le nord-ouest de la région Pays de la Loire et la totalité du littoral normand. Elle était peuplée de tribus celtes regroupées au sein d’une Confédération armoricaine.
L’Armorique a été peuplée par les tribus celtes qui ont laissé leurs noms à plusieurs cités (vénètes à Vannes, redones à Redon, namnètes à Nantes….). Après la défaite des vénètes face à la flotte de Jules César, les villes sont romanisées, mais cette romanisation touche peu les campagnes.
Les Bretons de Grande Bretagne chassés par les Angles et les Saxons viennent ensuite s’installer en Armorique en grand nombre et donnent leur nom à leur nouveau pays. Ils apportent le catholicisme irlandais et forment des paroisses (plou), des ermitages (loc), des abbayes (lan), toujours présents dans la toponymie bretonne.
Selon César la Gaule se divisaient en trois régions, l’une était habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains et la troisième par des nations qui, dans leur langue, se nommaient Celtes.
Les Galois et, d’une manière générale les Celtes des îles britanniques, ont été christianisés plusieurs siècles avant que leurs mythologies primordiales, transmises oralement de générations en générations, soient écrites. Il s’ensuit une altération importante dans la tradition galloise, où les dieux et divinités ne sont plus que des héros ou des rois. Les interventions divines sont souvent réduites à des rivalités familiales ou claniques.
A mesure que les Gaulois, les Armoricains ou les Bretons, ont limité leurs terres, ils les ont dénommées par les menhir, men-sao, dolmen, peulven etc., qui s’y trouvaient, d’ou le nom de parc (champ), goarmen (lande), prad (pré), yeun (plateau), menez (montagne), an dolmen (du dolmen), ar menhir (du menhir), ar peulven (du peulven). De même pour les routes, les camps, d’ou les indications de strats (routes romaines), de castel (camp romain), de stret et de hent (chemin), avec diverses épithètes, telles que braz (grand), coz (vieux), ven (blanc), etc., conservées aussi dans les noms des parelles.
Un dolmen est une sépulture mégalithique préhistorique (entre la fin du Ve millénaire av. J.-C. et la fin du IIIe millénaire av. J.-C. en Europe, au Ier millénaire av. J.-C. en Extrême-Orient) constituée d’une ou plusieurs grosses dalles (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates).
Le tout étant originellement recouvert, maintenu et protégé par un tumulus. Les dolmens étaient des sépultures collectives à caractère réutilisables. Cela explique que dans certains dolmens, on ait pu découvrir les restes humains de plusieurs centaines d’individus et du mobilier de périodes différentes (Néolithique, Âge du Cuivre, du Bronze, du Fer, ou même périodes plus tardives). Un peu à l’image de nos caveaux familiaux, les dolmens pouvaient servir bien plus longtemps qu’aujourd’hui et il est sûr que certaines tombes ont dû servir des siècles.
Un menhir est une pierre dressée, plantée en terre à la préhistoire récente (environ 3500 à 2000 av. J.-C.). Elle peut être implantée en isolée ou en alignement, parfois, plus rarement plusieurs menhirs peuvent être disposés en cercle, on parle alors de « cercle de pierres » ou de « cromlech ». Cette pierre peut être taillée ou avoir été plantée plus ou moins brute; dans ce dernier cas on parle plutôt de « pierre levée » que de menhir. Ce terme a été construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ». Cependant le terme le plus utilisé en breton est peulven ou peulvan («lieu à pieu»).
Dans le cas de pierres levées aux formes grossières et dont le matériau ne semble pas avoir été façonné avec soin, on pense que ces monuments étaient peut-être des sortes de bornes. Dans le cas des menhir, la forme et parfois les figurations gravées que les hommes leur ont affectées laissent penser qu’il existait là une dévotion aux puissances célestes, probablement un culte voué à des divinités anthropomorphes, masculines et féminines, dieux et déesses du néolithique. Certains menhirs ont été christianisés, c’est-à-dire qu’on a gravé une croix sur une face ou plantée à leur sommet (ex. les menhirs de Men Marz, de St Duzec). On a ainsi voulu ôter aux menhirs, monument préhistorique donc par essence païen, son caractère «hérétique» et non-chrétien en portant des croix sur la pierre. Le monument païen devient ainsi une pierre comme une autre.
Dans les croyances populaires bretonnes, les dolmens s’ouvrent durant la nuit de Noël afin de révéler les trésors dont ils sont les gardiens.
Une légende bretonne raconte que les menhirs vont boire dans l’océan une fois par an, la nuit de Noël entre le premier et le douzième coup de minuit, découvrant à leur pied le trésor qu’ils cachent le reste du temps. La capture du trésor est malgré tout malaisée, car les menhirs reviennent à leur place aussi vite qu’ils sont partis, écrasant tout sur leur passage.
Une autre légende bretonne, et chrétienne cette fois, dit que les alignements de Carnac sont des soldats romains changés en menhirs par Dieu pour les punir de poursuivre et de vouloir tuer saint Cornely.
L’Ankou représente la mort dans le légendaire Breton, elle est personnifiée par un squelette coiffé d’un grand chapeaux, d’une cape noire et elle tient à la main une faux montée à l’envers. L’Ankou va chercher les âmes dans un chariot qui grince et que l’on nomme “karrig an Ankou”. Il ne vient que la nuit ou lorsque la brume envahit les campagnes. La rencontre avec l’Ankou est signe d’une mort prochaine.
Il y avait autrefois en bretagne une race de nains ou korrigans partagée en quatres peuples qui habitaient les bois, les landes, les vaux et les métairies. Ceux qui habitaient les bois s’appelaient Kornikaneds, parce qu’ils chantaient dans des petites cornes qu’ils portaient à la ceinture. Ceux qui habitaient les landes s’appelaient Korils, parce qu’ilsi passaient toutes les nuits à danser des rondes au clair de lune et ceux qui habitaient les vaux s’appelaient Poul-pikan, c’est-à-dire ceux qui ont leur terriers dans les lieux bas. Quand aux Teuz, c’étaient des petits hommes qui se tenaient dans les prés, mais commes les autres Korigans les accusèrent d’être les amis des chrétiens, ils furent obligés de s’enfuir.
Bienveillants ou malveillants selon les cas, ils peuvent faire preuve d’une extrême générosité mais sont également capables d’horribles vengeances. Leur apparence est variée, ils peuvent être dotés d’une magnifique chevelure et d’yeux rouges lumineux, à l’aide desquels ils sont censés ensorceler les mortels ou être décrits comme étant petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violet.
La forêt de Paimpont ou forêt de Brocéliande est une forêt française située dans le département de l’Ille-et-Vilaine en Bretagne à environ 30 km au sud-ouest de Rennes.
Au nord de la forêt se trouve le tombeau de Merlin. Ce monument est le vestige d’une allée couverte néolithique qui a été détruite en 1894, suite à des fouilles et dont il ne reste aujourd’hui plus que deux dalles de schiste rouge, perpendiculaires, adossées à un vieux houx.
Selon la légende, après l’avoir séduit Viviane emprisonna Merlin dans une prison invisible, puis l’enferma dans un tombeau : Merlin s’étant allongé dans une fosse, la fée fit rabattre sur lui deux énormes pierres.
